Vitamine C et coronavirus du SRAS : une piste à envisager (étude scientifique)



Correspondance de Harri Hemilä (Décembre 2013)
Département de la santé publique, Université d’Helsinki, Helsinki, FIN-00014 Finlande

Monsieur,
Récemment, un nouveau coronavirus a été identifié comme étant la cause de grave syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).(1)

 

En l’absence d’un traitement du SRAS, la possibilité que la vitamine C puisse avoir des effets non spécifiques sur les infections virales graves des voies respiratoires devrait être considérée.
De nombreux rapports indiquent que la vitamine C peut affecter le système immunitaire (2,3), par exemple la fonction des phagocytes, la transformation des lymphocytes T et la production d’interféron.

 

En particulier, la vitamine C a augmenté la résistance de l’embryon de poussin des cultures d’organes trachéaux à l’infection causée par un coronavirus aviaire.(4)
Des études sur les animaux ont montré que la vitamine C modifie la sensibilité à diverses infections bactériennes et virales (3), par exemple la protection des poulets de chair contre un coronavirus aviaire.(5)

 

Des essais contrôlés par placebo ont montré de manière assez constante que la durée et la gravité des
épisodes de froid sont réduits dans les groupes de vitamine C (3), ce qui indique que les infections respiratoires virales chez l’homme sont affectées par les taux de vitamine C.

 

Il existe également des preuves indiquant que la vitamine C peut affecter la pneumonie. (3)
En particulier, trois essais contrôlés sur des sujets humains ont fait état d’une une incidence nettement plus faible de la pneumonie chez les personnes recevant des suppléments de vitamine C (6), ce qui suggère que la vitamine C peut affecter la sensibilité aux infections des voies respiratoires sous certaines conditions.
La possibilité que la vitamine C affecte les infections virales graves des voies respiratoires
semblent justifier une étude plus approfondie, notamment à la lumière de la récente épidémie SRAS.

References
1. Holmes, K. V. (2003). SARS-associated coronavirus. New England
Journal of Medicine 348, 1948–51.
2. Leibovitz, B. & Siegel, B. V. (1981). Ascorbic acid and the immune
response. Advances in Experimental Medicine and Biology 135, 1–25.
3. Hemilä, H. & Douglas, R. M. (1999). Vitamin C and acute respiratory
infections. International Journal of Tuberculosis and Lung Diseases 3,
756–61.
4. Atherton, J. G., Kratzing, C. C. & Fisher, A. (1978). The effect of
ascorbic acid on infection of chick-embryo ciliated tracheal organ cultures
by coronavirus. Archives of Virology 56, 195–9.
5. Davelaar, F. G. & Bos, J. (1992). Ascorbic acid and infectious
bronchitis infections in broilers. Avian Pathology 21, 581–9.
6. Hemilä, H. (1997). Vitamin C intake and susceptibility to pneumonia.
Pediatric Infectious Diseases Journal 16, 836–7.

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