Science : CORONAVIRUS et autres virus dangereux liés aux pratiques culturelles.



Journal international des maladies infectieuses (2020)


Les autorités sanitaires chinoises ont rapidement rendu public des mesures sanitaires comprenant une surveillance intensive, des enquêtes épidémiologiques et la fermeture du marché le 1er janvier 2020.
Le SRAS-CoV, le MERS-CoV, la grippe aviaire, l’influenza et d’autres virus respiratoires courants ont été écartés.
Les Chinois ont réussi à isoler un nCoV 2019 d’un patient  le 7 janvier 2020 et de procéder au séquençage du génome de le CNV 2019.
La séquence génétique du 2019-nCoV a été rendue disponible pour l’OMS le 12 janvier 2020, ce qui a permis aux laboratoires de différents pays de produire des tests diagnostiques PCR spécifiques pour détecter la nouvelle infection (OMS, 2020b).
Le CoV 2019 est un CoV β du groupe 2B avec à au moins 70% de similitude dans la séquence génétique avec le SRAS-CoV et a a été nommé 2019-nCoV par l’OMS.
Le SRAS est une zoonose (Les zoonoses sont des maladies et infections dont les agents se transmettent naturellement des animaux vertébrés à l’être humain, et vice-versa.) causée par le SRAS-CoV, qui est apparu pour la première fois en Chine en 2002 avant de s’étendre à 29 pays/régions en 2003 par une épidémie mondiale liée aux voyages, avec 8 098 cas de taux de mortalité de 9,6 %.
La transmission nosocomiale du SRAS-CoV était courante alors que le réservoir principal était constitué de chauves-souris et que la source intermédiaire était les chats civettes sur les marchés humides de Guangdong (Hui et Zumla, 2019).


Le MERS (syndrome respiratoire du Moyen-Orient) est une nouvelle maladie mortelle zoonose humaine endémique au Moyen-Orient, causée par le MERS-CoV.
On pense que les humains contractent l’infection MERS-CoV par contact avec des chameaux ou des produits de chameau avec  un taux de mortalité proche de 35% dont la transmission nosocomiale est également une caractéristique  (Azhar et al., 2019).

La récente épidémie de foyers de pneumonies virales dues à un 2019-nCoV dans la région du marché de Wuhan fait peser des menaces importantes sur la santé et la sécurité au niveau international,
peut-être liée à la vente d’animaux sauvages et des aliments sur le marché comme des fruits de mer.
Le coronavirus, du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) (Organisation mondiale de la santé, 2019b), un agent pathogène zoonotique qui a été identifié pour la première fois chez l’homme dans le Royaume d’Arabie saoudite (KSA) en 2012 continue d’émerger et de réémerger par des cas sporadiques intermittents, des groupes de communautés et des épidémies nosocomiales.
Entre 2012 et décembre 2019, un total de 2465 cas d’infection par le MERS-CoV confirmés en laboratoire, dont 850 décès (34,4% de mortalité) ont été signalés à l’OMS par 27 pays, dont la majorité a été signalée par la KSA (2073 cas, 772 décès).
Bien que plusieurs aspects importants de l’épidémiologie du MERS-CoV, virologie, mode de transmission, pathogenèse, diagnostic, clinique ont été définies, il reste de nombreuses questions sans réponses, notamment la source, la transmission et le potentiel épidémique.
L’épidémie de Wuhan nous rappelle brutalement la menace permanente des maladies zoonotiques pour la sécurité sanitaire mondiale.
De plus importants et meilleurs investissements ciblés sont nécessaires pour  un effort mondial de collaboration, en tirant les leçons des expériences de toutes les  régions géographiques, par le biais d’un consortium mondial “ONE-HUMAN-ENIVRONMENTALANIMAL-HEALTH” visant à réduire la menace mondiale de zoonoses (Zumla etal.,2016).
Partager l’expérience et apprendre de toutes les régions géographiques et de toutes les disciplines sera essentielle pour maintenir et développer les progrès réalisés.


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