Energie

Pour la plupart des athlètes, un régime alimentaire bien construit (omnivore ou non) devrait fournir suffisamment d’énergie pour atteindre l’équilibre énergétique[15]. Cependant, les données suggèrent qu’un bilan énergétique négatif est courant chez les athlètes d’endurance et les athlètes qui pratiquent des sports de musculation et d’esthétique (tels que les sports de combat, la gymnastique, le patinage et la danse, etc.
Les athlètes de très grande taille peuvent également éprouver des difficultés à atteindre l’équilibre énergétique, en particulier pendant les phases d’entraînement à volume élevé[16,17].
Dans les sports qui requièrent une faible masse corporelle, certaines athlètes féminines sont particulièrement préoccupantes et risquent de développer une faible densité osseuse et minérale[18]. Cette situation risque d’être exacerbée par un régime hypocalorique mal construit[18].
De plus, un entraînement intensif peut réduire l’appétit[19] et des horaires de voyage agités, une mauvaise disponibilité de nourriture (à l’étranger ou ailleurs) et un inconfort gastro-intestinal peuvent faire en sorte que certains athlètes éprouvent des difficultés à satisfaire leurs besoins énergétiques en raison de divers facteurs[17,20].
Les conséquences d’une énergie insuffisante sont importantes. L’immunité pourrait être compromise, ce qui pourrait mener à des maladies et à des congés d’entraînement et de compétition[15,21]. La perte de poids peut en résulter, et peut entraîner une perte de masse musculaire, une réduction de la force, une diminution de la capacité de travail et un manque d’adaptation satisfaisante à l’entraînement[15].
La gestion de l’équilibre énergétique est donc importante pour tous les athlètes, mais ce problème risque d’être aggravé si un régime alimentaire habituel favorise une satiété précoce et réduit l’appétit, comme un régime végétalien[3,4,8-11].
Les méthodes bien acceptées pour calculer l’apport énergétique comprennent des estimations comme les équations de Cunningham ou de Harris-Benedict. 22], les apports nutritionnels de référence (ANREF) et/ou d’autres lignes directrices fondées sur la littérature peuvent toutes être utilisées pour déterminer les besoins nutritionnels et concevoir des régimes alimentaires[17].
L’International Society of Sports Nutrition (ISSN) recommande que les besoins énergétiques soient adaptés au niveau d’activité, à la masse corporelle et au mode d’exercice[16], afin de s’assurer que les besoins individuels sont satisfaits[17].
Ces recommandations sont prudentes à la lumière de ce qui précède, ainsi que la probabilité que les athlètes possèdent des besoins énergétiques et nutritifs propres à chaque individu qui diffèrent en fonction des caractéristiques du sport, de l’entraînement et de la compétition[15-17].
Les données indiquent que les végétaliens consomment moins d’énergie que les omnivores[8], et la recherche suggère que les régimes végétariens semblent généralement être plus faibles en protéines, graisses, vitamine B12, riboflavine, vitamine D, calcium, fer et zinc que les régimes omnivores[8,14,23,24].
Le tableau 1 détaille les régimes alimentaires végétariens décrits dans la littérature et met en évidence les différences entre les régimes alimentaires selon l’étendue de leurs restrictions.
Certains régimes végétaliens favorisent la consommation d’aliments crus seulement, et les données suggèrent que ces régimes pourraient entraîner une mauvaise absorption des macronutriments et une perte de poids lorsque consommés ad libitum[25].
Les régimes végétariens et végétaliens peuvent également entraîner une consommation très élevée de fibres[14,24,25] et les aliments d’origine végétale ont donc tendance à avoir une faible densité énergétique et favorisent une satiété précoce[26].
Bien que ces facteurs puissent être utiles pour la perte de poids[27], ces facteurs peuvent mener à des problèmes lorsqu’on essaie d’atteindre un régime riche en calories. Lorsqu’un régime riche en calories est nécessaire, il peut être utile d’augmenter la fréquence d’alimentation[28] et d’augmenter la consommation d’aliments riches en énergie tels que les noix, les graines et les huiles[29] pour s’assurer que les objectifs caloriques sont atteints.
Le suivi et l’adaptation du régime alimentaire en fonction des fluctuations indésirables de la masse corporelle dans de tels cas permettraient également d’adapter le régime alimentaire aux besoins énergétiques et nutritionnels des individus[30].

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