Digestibilité des protéines

La digestibilité des protéines végétales semble nettement inférieure à celle des produits d’origine animale, dont il faudra peut-être tenir compte lors de la conception d’un régime végétalien[50].
Le score d’acide aminé corrigé en fonction de la digestibilité des protéines (PDCAAS) et le score d’acide aminé indispensable digestible (DIAAS) sont des mesures qui évaluent la qualité des protéines en fonction de leur digestibilité[51].
Le PDCAAS a été critiqué pour avoir ignoré les facteurs antinutritifs qui affectent l’absorption des protéines, et pour avoir tronqué les sources de protéines dont le score est supérieur à son plafond de 1,0[51].
Le DIAAS ne fait ni l’un ni l’autre et est peut-être un système supérieur pour évaluer la digestibilité des protéines[41,51].
Les deux systèmes indiquent toutefois que les protéines d’origine animale ont un score plus élevé que les protéines d’origine végétale[51].
Fait intéressant, la protéine de soya possède un PDCAAS de 1,0 et semble être comparable à l’isolat de protéine de lactosérum.
Cependant, si l’on tient compte des facteurs antinutritifs tels que l’acide phytique et les inhibiteurs de la trypsine, qui limitent l’absorption des nutriments, l’isolat de protéine de lactosérum semble supérieur à la protéine de soya lorsque l’on utilise le DIAAS (1,09 contre 0,91)[41].
D’autres sources importantes de protéines végétales comme le riz, les pois et le chanvre obtiennent toutes des résultats nettement inférieurs à ceux des sources animales comme les œufs, le poulet et le bœuf, en utilisant l’un ou l’autre des deux systèmes[41,51,52]. En effet, il a été suggéré que les végétariens pourraient avoir besoin de consommer plus de protéines que les carnivores pour compenser la mauvaise digestibilité des sources végétales[50]. Des valeurs allant jusqu’ à 1,0 g? kg-1? jour-1 (contre 0,8 g? kg-1? jour-1 pour l’ANR) ont été suggérées pour une population végétarienne non sportive, qui pourrait consommer des œufs et des produits laitiers en plus des protéines végétales[50].
En raison de l’absence de toutes les protéines animales dans le régime alimentaire, il pourrait être prudent pour les athlètes végétaliens de viser l’apport protéique vers le haut de la fourchette recommandée par l’ISSN de 1,4 à 2,0 g? kg? jour-1, alors qu’ils sont neutres sur le plan énergétique ou à l’état énergétique positif. Dans certains cas, des valeurs allant jusqu’ à 1,8 g? kg-1 à 2,7 g? kg? jour-1 peuvent être appropriées pendant les phases de perte de poids, pour compenser la digestibilité réduite et la faible valeur biologique des sources végétales[33,39].

 

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