Contexte

Les régimes végétaliens pourraient devenir plus visibles, en raison de la prolifération des médias sociaux comme moyen d’échanger des informations, de partager des expériences et de discuter des opinions[1]. Promu par certains pour des bienfaits présumés sur la santé tels que la réduction des risques de maladies cardiaques, la baisse des LDL, la tension artérielle, le diabète de type II et le cancer[2,3], le végétalisme est une forme de végétarisme qui interdit la consommation de produits d’origine animale[4].
Plusieurs athlètes de haut niveau, comme l’ancien champion du monde de boxe poids lourd David Haye et la championne de tennis Venus Williams, auraient récemment adopté des régimes végétaliens.
Très souvent, le végétalisme est le produit de fortes croyances éthiques concernant le bien-être des animaux, et les activistes végétaliens ont été victimes de stigmatisation[5], de stéréotypes[6] et d’attitudes négatives[7], en partie à cause de leur dénigrement vocal du consumérisme animal.
La visibilité accrue des compétiteurs végétaliens de haut niveau pourrait suggérer que le végétalisme pourrait devenir plus attrayant pour certains, surtout si les athlètes qui réussissent le mieux adoptent leur style de vie végétalien et le font connaître.
Les régimes végétaliens mal construits peuvent cependant prédisposer les individus à des carences en macronutriments (protéines, n-3) et en micronutriments (vitamine B12 et vitamine D; fer, zinc, calcium, iode)[2,3,8,9]. Cela est particulièrement préoccupant si l’on accorde peu d’attention à l’adaptation aux éléments nutritifs qui sont exclus en raison de l’élimination des produits animaux du régime alimentaire[9].
Certains prétendent qu’un régime végétalien pourrait offrir des avantages potentiels en termes de performance grâce aux antioxydants (polyphénols), aux micronutriments (vitamines C, E) et aux aliments riches en glucides typiques des régimes à base de plantes qui favorisent l’entraînement et améliorent la récupération[10,11].
Cependant, les recherches empiriques qui confirment cette affirmation sont soit équivoques, soit absentes[12].
En effet, il semble y avoir un manque de recherche sur le végétalisme dans le sport en général, malgré l’intérêt pour la littérature ailleurs[13]. Afin de s’assurer que les régimes végétaliens répondent à la fois aux besoins en matière de santé et de performance, il faut satisfaire aux exigences alimentaires de base et atteindre les objectifs liés au sport[9,14].
Le but de cet article est d’aborder ce point et de fournir des recommandations pratiques aux diététiciens, entraîneurs et entraîneurs sportifs qui pourraient travailler avec des athlètes végétaliens. Une attention particulière sera accordée à la satisfaction des besoins en macro et micronutriments à des fins sportives et de santé dans cet article, ainsi qu’ à une discussion sur les suppléments et les aides ergogéniques qui pourraient être utiles aux artistes qui adoptent ce choix de mode de vie.

Texte principal

L’information contenue dans ce récit a été extrapolée à partir d’un large éventail de disciplines académiques, telles que les sciences épidémiologiques et les sciences de la santé, en plus de la littérature sur la nutrition sportive. Cela est dû au fait que peu d’information est disponible sur le sujet et que peu d’études portent sur le végétalisme dans les contextes liés au sport, à la santé et au conditionnement physique.
Par conséquent, dans certains cas, les recommandations formulées dans le présent document n’ont pas encore été pleinement validées par des recherches scientifiques et servent de concepts illustratifs jusqu’à ce qu’une validation plus poussée puisse être entreprise.

 

Sommaire de l’étude

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