Institut Pasteur : enquête judiciaire, de multiples incidents avec des virus mortels

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L’institut Pasteur, célèbre organisme de recherche, fait l’objet d’une enquête judiciaire.

En cause : le transport et la conservation d’un virus dangereux sont pointés du doigt.

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Manipulation et transport clandestin d’échantillons de virus dangereux, perte de tubes contenant des bactéries potentiellement mortelles, ordinateurs volés pouvant stocker des données confidentielles à risque…

A l’Institut Pasteur, la liste des manquements et anomalies en termes de police sanitaire est longue.

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Un de ces nombreux incidents a conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire le 19 décembre 2016.

L’affaire, très embarrassante pour cette illustre fondation française à la pointe de la lutte contre les maladies infectieuses, fait suite à un signalement de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), fin octobre.

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Des échantillons du dangereux Mers Coronavirus ont été transportés de façon clandestine et mal conservés une fois arrivés à l’Institut Pasteur.

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L’histoire est longtemps restée secrète, la direction de l’Institut prenant la décision de détruire en douce les trois échantillons du virus sans en informer au préalable l’autorité sanitaire et sans même déclarer l’incident sous les 48 heures, comme l’impose la loi.

Le pot au rose n’a été révélé qu’un an plus tard par une fuite opportune dans la presse coréenne. Ce qui a immédiatement provoqué un véritable vent de panique au ministère de la Santé où Christian Bréchot, le directeur général de l’Institut Pasteur, a été convoqué dès le lendemain des révélations.

Le responsable a reconnu la non-déclaration de l’incident de MOT, passible de 350 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement.

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2 349 tubes de SRAS perdus en 2014

une maladie infectieuse causée par un virus, et avait attendu… deux mois pour prévenir l’ANSM.

Défaut d’inventaire de tubes d’Ebola

Après avoir constaté un incident de cadenas dans un congélateur de MOT, un écart d’inventaire de dix tubes de virus Ebola a été constaté, sans que l’on puisse établir un lien entre le défaut de fermeture du congélateur et l’incident.

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Sources

 

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