200 professionnels de la santé alertent sur les dangers de produits couramment utilisés

 

 

.

Le triclosan et le triclocarban, composants aux propriétés bactéricides utilisés dans de nombreux produits d’hygiène, représenteraient un danger potentiel pour ses utilisateurs.

.

Interdits aux Etats-Unis depuis septembre 2016, ces antiseptiques, particulièrement présents dans la composition des gels antibactériens, sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens et donc de dérégler le système hormonal humain.

.

Deux cents chercheurs et professionnels de santé, originaires de 29 pays, ont ainsi signé un appel à la prudence, publié le 20 juin dans la revue scientifique Environmental Health Perspectives.

Ce « Manifeste de Florence » appelle « la communauté internationale à limiter la production et l’utilisation du triclosan et du triclocarban et à questionner l’utilisation des autres antimicrobiens ».


En 2013, les autorités sanitaires américaines – la Food and Drug Administration (FDA) – avaient demandé à l’industrie du savon d’apporter la preuve de l’efficacité et de la non-toxicité des antibactériens, notamment des gels hydroalcooliques très appréciés des Américains.

.

Résultat : il n’y a aucune preuve que leur utilisation empêche la venue d’infections. La FDA a même estimé qu’ils avaient plus d’effets nocifs. L’an dernier, elle a donc interdit la commercialisation de 19 ingrédients actifs antibactériens (uniquement pour le grand public, l’utilisation reste autorisée dans les hôpitaux).

.

Les scientifiques s’appuient sur plusieurs études qui ont déjà démontré l’inefficacité de ces antiseptiques dans la destruction des bactéries et leurs effets nocifs pour la santé.

« la communauté internationale doit limiter la production et l’utilisation du triclosan et du triclocarban et questionner l’utilisation des autres antimicrobiens ».

.

Utilisés de manière prolongée, le triclosan et le triclocarban seraient même suspectés de favoriser le développement du cancer du sein, d’altérer les spermatozoïdes ou encore d’avoir des effets négatifs sur le développement du fœtus.

Ces composants sont présents dans de nombreux produits du quotidien :

les gels hydroalcooliques, les dentifrices, les vêtements et même certains jouets.


Comme l’indique dans un communiqué Rolf Halden, l’un des principaux auteurs du « Manifeste de Florence », la molécule aurait été détectée aux Etats-Unis dans le lait maternel de 97 % des mères et dans 60 % des cours d’eau.


Sources

.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *